Ca y est je suis rentré.
L'enduro était génial même si l'organisation a eu plein de problèmes à gérer.
Des le 1er jour au Maroc, un vent de sable pas possible. Plus de visibilité et plus de traces. Ca commence bien car ca peut durer une semaine. Et un cochon sablé, un !!
Ensuite ne voyez pas cette enduro comme un enduro classique. Lorsque que vous rentrez en spéciale vous ne rentrez pas dans un couloir entouré de ruban mais plutot, vous allez suivre un parcour matérialisé par de petits morceaux de banderolle accroché aux pierres, aux arbres (quand il en a) ou la végétation. Ensuite les CP font le reste. Si vous ratez un CP c'est 15 minutes, j'ai pris 30 minutes de pénalité sur l'ensemble de la course soit 2 CP.
Le problème est que les gens manquent de tout là bas, à tel point que dès qu'ils avaient mis les banderolles les berbères les piquaient. Je vous dis pas lorsque l'on arrivait ensuite.... Jardinage garanti
Piquer des banderolles pourquoi faire ???? et bien la banderolle remplace efficacement la ficelle. J'ai vu un berbère avec une superbe ceinture estampiée Maya Moto qui lui allait d'ailleurs trés bien

Le vent également les arrachait. Bref je pense que le plus gros souci des pilotes a été de trouver les bonnes directions que se soit en liaison ou spéciale.
Il y a eu aussi le problème de l'essence. Maya avait dit pas de gros réservoir. Donc je n'ai pas mis de gros réservoir, sauf qu'il se basait sur l'autonomie des 4 temps.... donc je tombais entre 2 à 3 fois en panne d'essence par jour avec le CR et je peux te dire que quand tu tombe en panne d'essence au millieu de nul part, dans un vent de sable, ben tu fais pas le fier. C'est Philippe Mammone qui m'a poussé jusqu'à l'hotel le pied sur le bras oscillant le 1er jour. En remerciement je l'ai foutu dans la piscine tout habillé

(il y a eu lui et un autre mais c'est une autre histoire

) Les jours suivant, je roulais avec 2 litres d'essence dans le dos, j'étais enfin autonome.
Le 1er jour à cause d'un CP baladeur et d'un vent de sable (aïe!! ca pique) digne d'un carrossier dérouilleur, Maya décide de neutraliser la course et de rentrer en convoi par les dunes de Merzouga. Là on aurait dit "la charge héroïque". Des motos dans tous les sens, les dunes, argh!!! trop bon. Seulement après quelques kilomètres, il manque un quart des pilotes. On s'arrête on attend 30 minutes au même endroit et de temps en temps on voit passer des pilotes qui eux ne nous voient pas. Certains sont rentrés par la route et par chance personne ne manque le soir à l'hôtel, ouf !!!
Le breefing du soir a éte assez houleux. Beaucoup de pilotes mécontents.
Les jours suivants ont été une succession de belles journées, de liaisons plus belles les une que les autres, de spéciales mémorables avec leur lot de rebondissement à cause toujours de ce fléchage aléatoire et de tourista qui te donne une bonne raison d'aller boire , encore et encore l'apéro au bar de l'hôtel pendant que les commentaires sur l'épreuve du jour vont bon train.
Physiquement, je suis surpris de ne pas être détruit. Je m'attendais à bien pire. Pas de courbature, d'ampoule, de cul de singe qui t'empêche de t'asseoir. Les seuls petits bobos viennent du sable dans les yeux et des arbres (il n'y en a pas beaucoup). Je suis habitué à tourner pret des arbres, et bien là bas, il ne faut pas. Le simple fait de les approcher et tu te retrouve couvert d'épines de 5cm de long planté un peu partout.
En gros que du bonheur et de petite galère.